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L’idée de la transition qui fait son chemin, fait trembler le régime Dramane Ouattara. Elle monte, la pression de l’opposition relativement au principe de la transition devant préparer sérieusement la prochaine présidentielle.

Le respect de la Constitution qui est lié à cette revendication, est réclamé, même par la communauté internationale. Alassane Dramane Ouattara n’est pas éligible. Et à écouter ses adversaires et des hommes de droit, cela n’est pas négociable. Il faut pour y remédier, une révision constitutionnelle. Chose que lui-même a négligée pendant ses cinq ans au pouvoir. Maintenant il est tard. Son voyage en France pour négocier la validation de sa candidature n’est pas promettant pour de meilleurs jours pour lui.

Conscient de cela, le régime se prépare au pire et veut installer le « bordel » en Côte d’Ivoire, si vraiment l’ami de Nicolas Sarkozy est écarté du jeu pour une transition. Selon nos sources, les différents groupes rebelles de Dominique et Alassane Ouattara, les FRCI, les Dozos, les « microbes », s’apprêtent à faire connaitre « l’enfer » aux Ivoiriens. Ainsi, pendant la transition, on assistera à de nombreux enlèvements et assassinats d’hommes politiques, de diplomates étrangers et même d’anonymes civils. Comme les « microbes » le font déjà affreusement, abattant aveuglement d’innocentes personnes rencontrées sur leur chemin. Il y aura des viols massifs et la violence montera de plusieurs crans. De sorte que l’opinion regrette la gouvernance de Ouattara et le réclame. Les Ivoiriens vivront dans une insécurité ambiante parce que Ouattara aura déchaîne ses hommes pour leur faire payer et même à l’Elysée et ses alliées qui réclament le respect de la Constitution, leur désamour. « On ne va pas se laisser-faire. Ils ne savent pas ce qui les attend », nous rapporte une source au cœur du camp militaire d’Akouédo où plastronne Koné Zakaria, en maître absolu.

Et quand ces ex-rebelles disent « Ils ne savent pas ce qui les attend », ils parlent non seulement de l’opposition ivoirienne, mais surtout de leurs frères d’armes des FANCI qui vivent en développement séparé avec eux dans le même camp d’Akouédo. Quand on y entre, on trouve d’abord les FRCI composées essentiellement d’étrangers, puissamment équipés. Des gens qui n’auraient aucune pitié des Ivoiriens. Puis, au fond, les FANCI, désarmés.

Selon nos sources, en prévision des affrontements auxquels ils s’apprêtent dans tous les cas depuis leur prise de pouvoir par la force, ils se sont passé la consigne. Ce, dans la construction de leurs maisons qui poussent à Abidjan et dans tout le pays à une vitesse étonnante. Les couleurs de leurs maisons, uniques ou juxtaposées, sont le rouge oranger pur, le jaune oranger pur, le jaune foncé, le violet pastel, le bleu violet pastel, genre beau gris. Remarquez les nombreuses maisons d’Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. C’est un code pour dire à leurs combattants aux obus de ne pas s’attaquer à ces bâtiments en cas de conflit. Et ces derniers temps, bien d’entre eux qui avaient donné des couleurs au hasard à leurs immeubles, ont refait la peinture aux couleurs du RDR.

 

Un exemple de couleurs des bâtiments des pro Ouattara En cas de transition en Côte d’Ivoire, Ouattara veut rendre le pays ingouvernable

Un exemple de couleurs des bâtiments des pro-Ouattara

Voilà donc ce que prépare Ouattara. Du genre « après moi, c’est le déluge ». Les « microbes », des gamins tueurs, émanation de l’imagination des ex-chefs de guerre formant un mur autour du président du RDR, découpent à la machette des personnes vivantes. Si les grandes puissances sont impliquées dans le processus de paix en Côte d’Ivoire, elles devront davantage se pencher sur le sujet « Alassane Dramane Ouattara ». Ouattara est un danger pour la Côte d’Ivoire et ses habitants. Elles devront le neutraliser, lui et ses hommes rebelles qui s’apprêtent à faire vivre l’enfer à ce beau pays. Ouattara ne veut pas de transition. Si on l’impose, il voudra rendre le pays ingouvernable. Il a déjà prouvé, pendant une décennie, qu’il en est capable. Il est temps de prévenir le drame.

Suzanne Gahé