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Après la récente grande escroquerie électorale, ce qui se passe à présent dans le camp des escrocs et ennemis des ivoiriens au pouvoir était déjà perçu de longue date par tout esprit attentif et honnête. La Côte d’Ivoire étranglée qui gît allongée au sol est semblable à un buffle abattu par des fauves composites écumant de haine qui ne peuvent plus ni s’entendre, ni se tolérer.
L’affaire des enregistrements et de l’ébruitement des conversations téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé n’est, de fait, que la manifestation des tensions qui secouent des blocs au sein du camp Ouattara qui hier étaient de bons amis saignant et liquidant le pays et ses citoyens.

Avec cette affaire d’enregistrements, Soro et ceux qui l’entourent et se disent ses bons amis et conseillers doivent cesser de monter sur leurs ergots ou de cracher des paroles arrogantes et péjoratives qui vont les rattraper bientôt, ils doivent arrêter de crier aux mensonges, aux tentatives de sabotage, à la jalousie et aux singeries pour nuire à celui-ci, et retrouver la raison.

Si ces gens-là ne comprennent pas depuis et aujourd’hui que Soro pour son rôle dans la rébellion-génocide ivoirienne est terriblement en danger et aussi qu’il est en danger parce qu’il représente un grand danger pour Ouattara qui voudrait partir du pouvoir plutôt comme Houphouët tout en choisissant quelqu’un d’autre que lui, alors je me demande ce qu’ils font autour de lui.

Que Guillaume Soro et ses proches continuent de nier l’authenticité de ces écoutes ne servira à rien, parce que quand des faits et dires encore plus accablants tels des volcans échapperont de leurs prisons, il sera trop tard de se confondre en excuses. La cloche a déjà sonné pour Soro et ses plus proches. De plus en plus il se fait tard pour lui, pour eux.

Quand Alassane Ouattara dorénavant se trouvera hors du pays, Soro sera plus en danger. Quand Soro désormais se trouvera hors du pays, il sera encore plus en danger. Il aurait dû anticiper certaines choses. Finis les beaux jours. Finis les doux jours. C’est cela de la traîtrise, c’est cela les raccourcis : ils nous engagent, puis ils nous broient.

Il y a longtemps que j’insiste que Soro a opéré le pire des choix quand il a accepté de trahir son maître et son pays. Dans un article du 16 novembre 2012 intitulé: « Mon message à Guillaume Soro sur ses crimes et dérives en Côte d’Ivoire” j’écrivais ceci:

« Guillaume Soro, tu as fait trop du mal à ton peuple. Le sais-tu ? Je t’ai connu et connu Gbagbo. Il te donnait ainsi qu’à Blé Goudé beaucoup de conseils. Il était un guide et un père pour vous. Tu l’as trahi et trahi ton peuple.

Par le passé j’ai cru que t’envoyer ainsi que ton Ouattara à la CPI ouvrirait les portes à un début de réconciliation des Ivoiriens. Ma position a évolué et je ne souhaiterais jamais voir un autre fils d’Afrique là-bas, aussi longtemps que n’y entreraient Sarkozy, Bush, Blaire et autres qui attaquent des pays souverains. Guillaume Soro, sur quoi, sur qui comptes-tu pour continuer à persécuter tes frères et sœurs ivoiriens, à leur refuser de pleurer en paix sur leurs malheurs et à les écarter de la gestion de leur pays ? Comptes-tu sur Ouattara ? Comptes-tu sur des amis ? Comptes-tu sur l’occident ? On t’ouvre des portes, on t’accable d’éloges, on te fait la cour. Très bien. Mais n’oublie pas et n’oublie jamais ceci : L’occident n’est pas l’ami de l’Afrique. Mon cher Soro, tu n’es qu’une paille parmi les « éléphants » que l’occident a utilisés et jetés après tout sans souci ni ménagement. Guillaume Soro, je vais te répéter que Laurent Gbagbo était un grand patriote ivoirien, un père. Je vais te faire savoir qu’Alassane Ouattara ne sera jamais un père. Si tu fermes l’œil, tu ne seras plus en mesure de savoir de quoi je parle. » Fin de citation.

Et dans un autre article/interview du 29 juillet 2014 titré « Tout sur l’Afrique avec Léon Tuam à la veille du sommet Etats-Unis/Afrique » je soulignais :

« Avec son rôle au sein de la rébellion, il sait beaucoup, beaucoup, et peut calciner et la France et le Faso et son pays avec des révélations. Je ne vois même pas comment il peut être envoyé à la CPI. Soit les maitres de Guillaume Soro vont le protéger jusqu’au bout et faire de lui le futur président-valet en Côte d’ivoire (car il peut tout accepter et tout donner à la France) soit ils l’élimineront de la manière qu’il ne pourrait même pas avoir la chance de prononcer une seule parole incendiaire avant de mourir. » Fin de citation.
Quand j’évoque le nom de Guillaume Soro, ce qui me gêne et me taraude l’esprit, c’est l’histoire de ce jeune africain qui a eu la possibilité et la chance d’être du bon côté de l’histoire, du côté des libérateurs de l’Afrique, mais qui malheureusement a fini, pour de multiples raisons, par choir dans les eaux abyssales et fétides de l’histoire de ce beau continent.

En cette circonstance et à ce niveau, je voudrais encore convier les Africains à tirer les leçons de ce qui s’est passé et se passe en Côte d’Ivoire et en Libye, de saisir que le salut et le respect de l’Afrique est dans l’unité de ses enfants, l’amour entre eux, le courage et la détermination face aux causes nobles, et de retenir que la vraie libération de l’Afrique est une affaire des Africains écumant de rage de vaincre.

Une contribution de Leon Tuam